Désolé,on a plus de place...

Désolé,on a plus de place...
Une semaine très intéressante avec la découverte d'une nouvelle facette du métier.
Après le déferrement d'un jeune, l'ensemble du service s'est mis en quête pour trouver un hébergement en alternative à l'incarcération.
Chose pas facile car après une bonne trentaines d'appels toujours pas de place.
Résultat : 15 jours de maison d'arrêt puis une proposition de CEF.
Un vrai travail de démarchage par téléphone, comme si il fallait vendre le jeune !

Hormis cela, deux VAD dans des conditions pas toujours idéal, il est parfois dur de travail chez les gens.

Puis rencontre avec le jeune que je suis dans le cadre d'une réparation pénale en alternative aux poursuites.
Ce sera un peu particulier... avec un travail sur le port d'arme et le visionnage d'Elephant, film sur le massacre de Columbine au USA ;

# Posté le mardi 24 février 2009 11:03

SOLIDARITE

SOLIDARITE
PAS DE RESUME CETTE SEMAINE




Les organisations syndicales du ministère de la Justice, CGT (CGT Pénitentiaire, CGT-PJJ
et CGT Services Judiciaires), CFDT Interco, FSU (SNEPAP et SNPES), USAJ, CFDT, le
Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des Avocats de France s'associent au vaste
mouvement d'action et de grève nationales du jeudi 29 janvier 2009.

Le démantèlement du service public de la Justice, amorcé par la suppression massive de
juridictions, de services et d'établissements, se poursuit aujourd'hui avec une Révision
Générale des Politiques Publiques (RGPP) menée sans concertation et sur des objectifs
essentiellement comptables.

Cette politique conduit inexorablement vers une dégradation sans précédent du service
rendu aux justiciables et aggrave encore les conditions de travail des personnels soumis à
une logique productiviste incompatible avec l'exigence de qualité réclamée par tous les
citoyens en matière de Justice.

Alors que le ministère de la Justice manque cruellement de moyens au regard des
standards des autres pays européens, les effectifs de fonctionnaires se réduisent sans
cesse et le recours aux personnels précaires se généralise. Le recrutement de personnels
pénitentiaires (lié à l'agrandissement du parc pénitentiaire) ne doit pas masquer cette
réalité.

Par ailleurs, les atteintes à l'indépendance de la Justice se multiplient. La dernière annonce
tendant à supprimer le juge d'instruction sans modifier le statut du parquet pour assurer son
indépendance et sans augmenter les droits et les moyens de la défense en est la dernière
illustration.

Enfin, nous dénonçons la volonté de faire de la Justice un bras armé contre les populations
les plus fragiles, comme l'ont encore récemment mis en évidence les orientations prises et
annoncées en matière de justice des mineurs (cf. notamment le rapport Varinard).

Au final, c'est une Justice au rabais, axée sur le tout répressif et profondément inégalitaire
que le gouvernement met en place.

Face à un tel constat, les organisations syndicales signataires appellent à la résistance
contre cette entreprise de démolition du service public de la Justice.

Ils rappellent leur détermination en faveur d'un service public de proximité et de qualité pour
répondre aux besoins sociaux de solidarité d'autant plus importants en cette période où la
crise économique fragilise la cohésion sociale.

En conséquence, les organisations syndicales du ministère de la Justice et le
Syndicat des Avocats de France appellent l'ensemble des services, des
établissements et des juridictions du ministère à se joindre massivement à la journée
interprofessionnelle d'action et de grève du 29 janvier.

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 06:24

Un retour dans le feu de l'action.

Un retour dans le feu de l'action.


Permanence éducative au tribunal, avec une histoire familiale très lourde et la difficultés de mener une entretien en présence d'autres éducateurs extérieur à la PJJ. Bonne expérience quand même dans un sens ça facilite notre boulot.

Un moment pour redémarrer après 4 semaines.

Visite à Domicile chez une jeune, là c'est vraiment pas évident, c'est un peu comme un match de rugby à l'extérieur, il faut la jouer fine pour marquer l'essai car on ne maîtrise vraiment pas tous les facteurs.

Puis préparation d'une présentation d'une jeune pour la synthèse de jeudi, dur dur de synthétiser autant d'élément de faire le tri entre ce qui est important ou non.

Réunion CEOSI, sur le cas d'un jeune, avec l'ensemble des intervenants : pjj, conseil générale, ADSEA, Maison village d'enfant.
Très pratique d'avoir un regard croisé sur une situation et de faire le point sur qui fait quoi.

Rendez vous en terrain neutre (resto) avec une jeune... elle ne veut pas parler, donc choux blanc...
Mon hypothèse de lien intergénérationel tombe à l'eau... il ne semble pas qu'elle face de transfert ...
les adultes sont tous mauvais pour elle.

Rendez vous pour la mise en place d'une réparation, rencontre de nouveau partenaire : la croix rouge.
Puis prise de contact avec un nouveau jeune dans le cadre également d'une réparation qui se déroulera chez Emmaüs .

Réunion de service et synthèse sur une des jeunes que je suis.
Résultat : se contenter de la mesure confié : LS et ne pas aller vers IOE, beaucoup d'hypothèses invérifiables et de suppositions et de fausse déduction.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 03:57

Stage court (fin)

Stage court (fin)
Ressenti :

Ce stage a été très enrichissant et m'a permis d'avoir un découvrir les différents acteurs du tribunal sous un autre visage.
Les magistrats, greffiers et avocats se sont avérés disponibles pour répondre à mes questions et pour m'explique l'étendu de leur taches.
Cela m'a permis de d'allier la théorie des cours de droit et la pratique sur le terrain.
Cette semaine a été bénéfique dans le sens ou il est essentiel de connaître les rouages et procédure de nos partenaires privilégiés que sont les magistrats

Certains moments n'ont pas était facile, notamment la condamnation à 18 mois de prison d'un homme de 60 ans atteint d'un cancer, découvert durant sa détention provisoire. Egalement les différents entretiens avec un prévenu à la forte odeur échappé d'un hôpital psychiatrique.

J'ai apprécie les notes d'humour du procureur lors de ses réquisitoires proche de la réalité et ses talents de comédienne.

L'image que j'avais d'un fossé entre membre du parquet et du siège était totalement erronée.
Le juge applique la loi en laissant beaucoup de place à l'humain.

Ce fut donc un moment riche à la fois professionnellement et personnellement, qui m'a permis de briser mes représentations et de découvrir les rouages de la machine judiciaire.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 03:32

Stage court (suite)

Stage court (suite)
Déroulement :

J'ai la chance de travailler dans un ressort où il n'y a qu'un seul cabinet de juge pour enfant, cela facilite les échanges.

Le fait que notre service réalise des permanences éducatives au tribunal me permet également de côtoyer souvent les différents acteurs de la justice.

Ayant déjà de nombreuses occasions de dialoguer et d'observer l'action de la juge des enfants, il m'a été proposé de découvrir en profondeur l'œuvre des autres magistrats.

Durant cette semaine, il m'a été possible de rencontrer et de questionner les différents juges qui composent le siège et le parquet de Soissons.

J'ai assisté au jugement en chambre du conseil avec Madame Benac, juge des enfants.
Ce moment a permis un échange sur son mode de jugement, elle mesure vraiment l'évolution entre la mise en examen et le moment du jugement en se basant sur les rapports des travailleurs sociaux. Elle fait preuve à la fois de douceur et de fermeté.

J'ai pu prendre place à une audience à juge unique du tribunal correctionnel pour des affaires «  classiques » où l'on croise monsieur tout le monde, avec des comparussions pour conduites en état d'ivresse, violences, ou encore vols.

J'ai passé une journée au parquet afin de découvrir la « chaîne pénale », en 2008, il y a eu 13500 procédures.
Je me suis rendu dans les différents bureaux :
Le bureau d'ordre enregistre les procédures puis le service d'audiencement prépare le dossier puis c'est le service du greffe correctionnel qui gère le jugement et enfin le bureau d'exécution des peines se charge de faire appliquer la sentence.

Lors de cette journée, il a été porté à ma connaissance, l'existence et le fonctionnement des différents fichiers : empreintes génétiques, casier judiciaire, permis de conduire, et personnes recherchées.

En ce début d'année, le tribunal a organisé son audience de rentrée, prévu par la loi.
Les discours du bâtonnier, du procureur de la république et du président du TGI se sont succédé, avec les bilans de l'année et les perspectives souhaitées.
De nombreux partenaires étaient présents.

En ce qui concerne le tribunal pour enfant, il a été crée en septembre 2007, il est composé d'un seul cabinet composé de Mme Benac et de deux greffiers.
La répartition des dossiers son majoritairement de l'assistante éducative (400) pour 130 dossiers pénaux.
Le délai moyen observé entre la mise en examen et le jugement et de 4 mois.

Durant une journée, j'ai pu suivre l'intégralité d'une comparution immédiate.
En effet, j'ai participé à l'entretien effectué par une conseillère d'insertion et de probation dans les geôles du palais de justice.
Puis j'ai assisté à la présentation devant le substitut du procureur et enfin j'ai assisté au passage devant le juge des libertés et de la détention qui envoyé le prévenu en détention provisoire.
Le lendemain, j'ai assisté à l'audience correctionnelle collégiale qui a retenu la culpabilité de cette personne et qui a prononcé une peine d'emprisonnement.

Chez le juge d'instruction, j'ai assisté à l'interrogatoire d'un prévenu dans le cadre de l'enquête puis j'ai pu échanger sur le rôle de directeur d'enquête et les futurs modifications de cette tache.

Le juge d'applications des peines m'a présenté les différents aménagements de peines notamment le placement sous surveillance électronique ( mesure phare), souvent demandé et bien vite regretté, sur le ressort 40 bracelets sont disponibles.
Le magistrat ma laissé observé les convocations de rappel aux obligations qui ont pour objectif de recadrer la personne et de faire un point sur leur SME.
J'ai pris part également à la première rencontre entre le juge et le condamné en vue des débats pour l'aménagement de peine.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 03:31