Restitution AME

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V-DIFFICULTE DU GROUPE A PRENDRE EN COMPTE QUELQUE CHOSE DE PRECIEUX

Qu'a-t-il été difficile de travailler à l'avance sur la qualité du temps qu'on allait passer ensemble ?
Difficultés à prendre soin de quelque chose de précieux
Pourquoi le repas a fonctionné ?
Qu'est ce qui nous a empêchés de nous organiser davantage ?


1) Le leadership

On ne peut pas dire qu'ait été constaté de phénomène de leadership prononcé, le leadership étant le pouvoir d'une personne d'influencer les membres de son équipe dans une action, à l'exception peut être en matière de cuisine.
En fait, chacun a eu l'opportunité à un moment ou à un autre d'exercer un certain leadership sur les autres membres du groupe.
Le type de leadership exercé était sous tendu aux caractéristiques personnelles, expériences antérieures, talents, qualités de la personne...
Tous, avons fait en sorte que chacun participe à la tâche et tenter de maintenir un bon climat au sein de l'équipe
Le travail sur le projet s'est effectué à partir des propositions de chacun et, dans un premier temps, en tenant compte des avis et envies de chacun.
Mais mener une réflexion sur le projet présuppose que nous soyons capables de prendre des initiatives pour construire cette idée relative au projet initial à savoir : destination Saint Guilhem le désert.
Or ce projet n'a pu voir le jour car nous n'avons, faute de temps, de moyens et d'investissement de tous dans le projet, pu le concrétiser.
Néanmoins, cela nous a permis d'évaluer la qualité du travail engagé et la négociation a été plus ou moins ouverte sur la capacité de transformation du projet initial et d'adaptation au nouveau projet proposé par les collègues.
Il est à noter que le nouveau projet avec pour destination Saint Quentin en Tourmont, a été validé par l'ensemble du groupe et investit par chacun pour faire en sorte que tout se passe pour le mieux pendant cette semaine.
Dans la définition du projet, le leadership aurait été important à l'étape du choix des destinations et des activités ainsi que par rapport à l'organisation du séjour.
Ceci aurait été d'autant plus nécessaire que nous aurions pu avancer davantage quant à la définition des objectifs et tâches, ainsi que du choix des moyens à déployer pour monter et réaliser au mieux le projet. Ceci nous a permis de répondre aux attentes des collègues tout comme à celles de l'institution à laquelle nous appartenons.
Seulement, personne ne s'est senti en capacité de prendre cette position car personne n'en a éprouvé l'envie d'en assumer le rôle, en tout cas dans l'organisation.
D'ailleurs, pour assumer ce rôle, encore faut il que les collègues reconnaissent ce statut, ce qui n'a pas été évident. Les rôles ont été distribués en fonction du plaisir, rien n'a été imposé.

2) A la recherche de temps précieux ...

Le seul « temps précieux », au sens où il se laisse entendre, a été le repas.
Fédérateur dans sa conception et son déroulement, il a permis de créer du lien et de réaliser du faire ensemble.
L'enjeu était d'autant plus important qu'il marquait la fin d'une journée de jeûne pour 6 personnes de l'équipe.
Il permettait de poser un cadre horaire qui structurait les journées, il était également un moment d'échange sur les cultures et traditions de chacun, tout comme un lieu de partage des spécialités culinaires que nous avons pu préparer.

Si l'on devait présenter le séjour, on peut dire qu'il n'a pas été orienté uniquement vers l'agir.
Chacun a pris en considération l'autre et la phase d'observation a été majeure. En effet, elle a permit d'acquérir une connaissance approfondie des relations qui existaient jusqu'alors entre les personnes.
Cette observation s'est effectuée de manière active c'est-à-dire qu'elle s'est réalisée en même temps qu'une participation et une implication dans la vie collective.
L'action a reposé sur un véritable travail relationnel qui a établit un rapport « d'écoute et d'échange ».
Chacun a agit selon et avant tout ce qu'il est, c'est-à-dire selon sa personnalité, ses ressentis et perceptions.
Chacun a vécu par rapport à l'autre mais de manière distincte. Ceci a ouvert l'opportunité d'atteindre les objectifs fixés lors de la préparation du séjour à savoir notamment : « vivre ensemble ».
Le temps et l'espace ont été les deux éléments phare de ce séjour car ils ont été des points de repères qui nous ont permis de s'inscrire dans les lieux et agir au mieux.
Tous, nous avons fait primer le groupe, en faisant l'effort de tenter de concilier les personnes qui adoptent des points de vue différents. Chacun a participé à améliorer ou préserver le climat qui régnait dans le groupe, à ajuster les échanges.



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# Posted on Saturday, 29 November 2008 at 11:21 AM

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IV – LE FAIRE ET LE NON-FAIRE

Lors de la mise en place du projet, nous avions attaché beaucoup d'importance au fait de prévoir des activités planifiées sur chaque demi-journée de la semaine.
L'objectif de cette semaine étant de travailler autour du vivre ensemble, nous pensions qu'être en permanence réunis tous ensemble autour des activités encadrées serait le meilleur moyen d'y parvenir.
Cependant, peu avant notre départ et durant notre séjour, des imprévus (intempéries, annulation d'activités...) ont perturbés notre organisation, nous laissant de nombreuses plages horaires libres durant la semaine. En effet, nous avions chaque jour une demi journée sans activité planifiée.
C'est pourquoi, du fait de cette modification d'emploi du temps, nous avons pu distingué deux temps bien distincts durant cette semaine :
des temps de faire que nous définissons comme des temps d'activités prévus et repérés, avec la totalité du groupe,
des temps de non faire, que nous définissons comme tous les temps informels, où rien n'était officiellement planifié.

1-LE FAIRE

Les activités prévues en groupe complet ont consisté en une balade en pirogue de mer, une session de paint-ball, la visite du centre Nausicaa et un repas au restaurant.
Au cours de ces activités, l'esprit d'équipe et la cohésion du groupe se sont exprimés de différentes manières et pour différentes raisons. Par exemple, la pirogue a favorisé l'entraide alors que la compétition et l'affrontement imposé par le paint-ball a favorisé l'élaboration d'une stratégie d'équipe .
D'une manière générale, ces activités programmées nous ont permis de rythmer la semaine autour de temps de rassemblements collectifs, repérés et prévus pour l'ensemble du groupe. De plus, l'utilisation d'un média permet, outre le fait de dépasser les affinités de chacun, de faciliter les échanges entre tous, organisés autour d'un objectif et d'un vécu commun.
Le choix de mettre en place ce type d'activités collectives était donc pertinent pour atteindre les objectifs que nous nous étions fixés.

2-LE NON- FAIRE

Contrairement aux activités planifiées, les temps de non-faire ne bénéficiaient d'aucune organisation, d'aucune planification.
L'absence de cadre a laissé plus de place à la liberté individuelle, à l'autonomie, mais aussi aux initiatives personnelles.
En effet, ces temps ont permis à tous de s'exprimer, au gré de leurs envies, motivations ou besoins personnels. Certains mettant en place des activités sportives en petit groupe, d'autres pouvant se reposer ou prendre en charge la gestion de la logistique (repas, courses, etc...).
Ces temps ont également permis de pouvoir se retrouver en petit groupe autour d'une activité choisie .
. Cela a donc également permis, à notre grande surprise, de participer à l'atteinte de notre objectif du « vivre ensemble ».


Au vu de cette expérience, nous nous sommes aperçus, bien malgré nous, que les temps de non faire, de liberté et d'autonomie ont représentés un atout essentiel dans la réussite de notre projet articulé autour du « vivre ensemble ».
Loin de rester inactifs, ces temps ont favorisé la prise d'initiative et la création d'activités. De plus, ces moments d'intimité, de vie en petit groupe, nous ont permis de mieux nous investir dans la vie du groupe durant les temps collectifs. En effet, chacun pouvant bénéficier de temps où il était possible de prendre un peu de distance avec le groupe, l'investissement dans la vie collective s'en trouvait facilitée.
Les temps de faire sont donc, selon nous, orientés vers l'aspect collectif, ceux de non-faire plus orientés vers l'aspect individuel.
C'est pourquoi, dans l'optique de l'élaboration d'un séjour pour et avec des jeunes, nous pensons qu'il est primordial de prendre en compte la complémentarité de ces deux moments.

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# Posted on Saturday, 29 November 2008 at 11:19 AM

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III-CAPACITE A S'ADAPTER

1) Aspect théorique et analyse de la dynamique de groupe

De nombreux chercheurs précurseurs en sociologie tels que E.Durkheim, M.Weber nous ont permis de comprendre la fonctionnalité des valeurs. Elles permettent de donner un sens commun pour guider les actions d'une société ou d'un groupe. Au regard de ce que nous avons pu relater sur le déroulement de cette semaine d'activités de médiation éducative nous pouvons relever et définir les valeurs qui nous ont porté durant cette semaine. Les valeurs principalement dégagées ont été le respect, la tolérance, la solidarité, la laïcité. Ceci étant dit, les valeurs énoncées se traduisent et s'interprètent différemment selon les individus constituant le groupe. Pour nous, la difficulté s'est éprouvée lorsque nous avons eu à trouver un consensus sur les normes. Notre groupe a eu beaucoup de difficultés à s'organiser au départ, et a dû s'adapter aux différents imprévus. Néanmoins des normes que nous décrirons en seconde partie, ont pu émerger. Peut-on parler pour autant d'une véritable cohésion d'équipe ?
Reprenons donc la définition introduite par Roger Mucchielli dans son ouvrage « Le travail d'équipe ? ». Ce dernier nous décrit sept caractéristiques nécessaires pour que l'on puisse parler « d'équipe ». En premier lieu le «  petit nombre » est une caractéristique définit comme nécessaire   pour qu'il y ait une efficacité, ensuite «  la qualité des liens interpersonnels » est décrite comme étant fondamentale : les personnes liées doivent avoir une certaine conscience d'appartenance et une certaine forme de culture commune. «  L'engagement personnel » est une autre caractéristique importante : chacun doit apporter sa compétence, sa technique, mais aussi sa personne. « L'équipe n'est pas une addition d'êtres, mais une totalité, un groupe vivant et évolutif ». L'équipe est aussi caractérisée par son « unité particulière », une unité sociale spéciale. Elle doit avoir une « intentionnalité commune vers un but collectif accepté et voulu », elle engendre également des « contraintes pour les membres » et nécessite enfin une « organisation ». Il est intéressant de pouvoir, à partir de cette définition, comprendre et expliquer comment les difficultés ont pu émerger au sein de notre groupe. Nous avons eu, dès le départ, des problèmes d'organisation du fait de notre trop grand nombre, ce qui a aboutit, a fortiori, à diviser le groupe en sous groupes, par moments, pour que le quotidien soit viable. Ensuite on a pu constater une certaine défaillance au niveau de l'organisation quotidienne, peut-être du fait de l'absence d'un véritable leader de groupe qui aurait pu être désigné au préalable. Enfin il n'apparaît pas clairement que notre groupe ait éprouvé une « unité particulière » car les emplois du temps de chacun étant modifiés ne perturbaient pas vraiment l'ensemble du groupe. En définitive le groupe a certainement établit une façon de vivre ensemble avec certaine caractéristiques de ce qu'on peut appeler « une équipe », notamment grâce une certaine forme de culture commune (définie par un ensemble de valeurs) ; mais pour autant on ne peut dire que nous avons constituer une vraie équipe.

Notre groupe a eu du mal à émerger en tant qu'équipe, mais il a néanmoins réussi à favoriser une certaine cohésion pour que des normes apparaissent .R.Mucchielli reprend la définition de la « cohésion » de Schachter : cela « représente la totalité des forces qui poussent les membres à rester dans le groupe... ; elle augmente avec la valence du groupe pour ses membres » c'est-à-dire la valeur attractive pour ses membres. Cet attrait a deux sources : les activités du groupe et l'attrait des membres les uns pour les autres. Si l'on utilise cette définition, on peut clairement dire que les activités collectives ont amenées une certaine cohésion, de même, si le groupe reste parfois éparpillé, on note une bonne entente entre les membres et surtout un respect mutuel qui ont favorisés cette cohésion. Dans la suite de son ouvrage, Mucchielli évoque la nécessité d'avoir un passé commun pour que la coopération se fasse et du fait de mieux connaître les membres d'un groupe pour permettre de renforcer la confiance entre eux. Cet élément nous a peut-être manqué dans l'organisation ainsi que dans la communication au sein du groupe.

Nous avons réussi a instaurer des normes pour vivre ensemble qui nous ont permis de passer une semaine viable, toutefois nous parlerons plutôt de « solutions de sauvetage » palliant une organisation chaotique au départ. La dynamique de notre groupe a été caractérisée par un rythme assez lent au niveau de l'organisation des activités. Il semble intéressant de noter l'importance de la pratique du jeûne par certains membres du groupe, qui a beaucoup influencé le rythme de vie de l'ensemble des membres. On retrouve ici la valeur de la laïcité, fédératrice, que nous avons respecté en laissant la liberté de chacun dans l'exercice de sa religion. Par ailleurs on pourrait se demander comment le groupe aurait organisé la semaine en dehors de la période de Ramadan, à savoir quelle aurait été l'organisation des repas et des activités du matin.

Finalement cette semaine nous aura permis à chacun de mieux se connaître. Bien que nous ayons rencontré quelques difficultés dans l'organisation qui ont freiné la cohésion d'équipe, nous avons réussi grâce au respect des valeurs que nous nous étions imposées et malgré le poids du cadre institutionnel ; à vivre ensemble en tant que groupe hétérogène et à faire en sorte que cette semaine se déroule agréablement.

2) Expérience vécue durant les AME

Pour nous, la capacité à s'adapter au présent est fonction des valeurs et normes communes. Etant tous des éducateurs du ministère de la Justice et un groupe plutôt agréable et soudé, nous pouvions penser que nous avions en commun les valeurs de tolérance, d'ouverture d'esprit et de laïcité mais les normes qui les définissaient étaient certainement différentes : nous partions à l'aventure à dix-neuf, une semaine, sans vraiment nous connaître...

Avant de commencer, il faut souligner que dans notre projet initial, deux matinées et une journée étaient consacrées à l'association Rivages propres (à nettoyer les plages du littoral).Malheureusement, celle-ci ne nous ayant pas confirmé la possibilité de travailler avec eux, nous avons du nous adapter sur le moment et envisager de nouvelles solutions. Nous y reviendrons.

Les repas

Lors de notre arrivée, après avoir fait les courses, la préparation du repas du soir s'est faite de façon naturelle : certains d'entre nous voulant découvrir la préparation de la « Chorba » (soupe traditionnelle du Ramadan), dans le gîte du Héron, où les légumes avaient été entreposés. Notre première norme commune était instituée : la préparation du souper ainsi que sa prise se ferait de façon commune dans ce gîte central.
Le lendemain matin, alors que rien n'était encore décidé, nous nous sommes levés chacun à notre rythme. Les lève-tôt, tentant de trouver d'autres personnes réveillées se sont tous retrouvées à prendre le petit déjeuner dans le gîte des hirondelles (le dernier), le plus petit. Chacun a pris la matinée pour se retrouver : certains sont partis en ballade, d'autres se sont préparés, d'autres encore ont préparé le repas du midi pendant que les jeûneurs se reposaient de s'être levés à l'aube. Et tous les autres matins se sont passés plus ou moins dans cette ambiance calme, permettant d'avoir des moments de tranquillité et d'isolement pour se retrouver et ne pas toujours être à dix-neufs. Même si certains regrettaient de ne pas avoir d'activité, la deuxième norme s'était mise en place : chacun se lèverait, se préparerait à son rythme et organiserait sa matinée comme il l'entendait, seul ou en petit groupe selon les intérêts de chacun (du moment que personne n'était en retard pour partir en activité l'après-midi).

La troisième norme est particulière. En effet, celle-ci unie tout comme désunie le groupe. Il s'agit du repas du midi. La question ne s'est même pas posée à l'esprit du groupe : par respect, nous ne préparerons ni ne mangerons dans le gîte du Héron mais celui des Mouettes, la porte entrouverte pour garder le contact avec nos collègues jeûnant.
De la même façon, les tâches ménagères qui auraient pu être source de conflit, se sont toujours faites naturellement. Nous n'avons pas eu à mettre en place des tours ou des services, chacun se mettait à faire quelque chose selon les besoins, particulièrement après les repas. Ces tâches étaient devenues non pas des corvées mais une autre activité collective agréable, drôle...

Les activités

En ce qui concerne les activités prédéfinies dans le projet : Pirogue des mers et Paint-ball (nous reviendrons sur Nausicaa après), tout s'est bien passé malgré un climat pas toujours clément pour des activités extérieures et le groupe a souvent du porter les individualités moroses ou un peu en retrait à certains moment. N'oublions pas que vivre au quotidien avec plusieurs personnes qui ne sont pas votre famille ni des amis de longue date, peut parfois devenir lourd même si tout se passe le mieux du monde, et c'est une chose à ne pas oublier lorsque nous sommes en foyer et que les jeunes ont du mal ou craquent voire explosent.
Trois personnes ont refusé de participer au Paint-ball pour des raisons personnelles, politiques et/ou de santé. Personne ne les a jugées, ni exclus par la suite, d'autant plus qu'elles ont profité de ce moment pour aller acheter le cadeau commun pour l'anniversaire du trésorier. De ce fait, même si elles n'étaient pas avec nous, elles ont permis que le soir nous soyons tous réunis autour d'une occasion particulière à partager nos jérémiades sur nos bleus.

Cette activité a permis de mettre en exergue une valeur commune qui est le respect, respect de l'opinion individuelle, de l'autre en général.

De plus, suite à l'abandon de notre projet rivage propre, nous avons mis en place des activités à la carte selon celles proposées par la structure d'accueil (grâce au trésorier qui à fait les comptes tout au long de la semaine). Celles-ci nous ont permis de nous diviser en plusieurs petits groupes selon les choix de chacun. Ici aussi le respect fut une valeur consolidante car tout le monde n'a pas les mêmes envies, plaisirs ou encore capacités et cela n'a pas été un problème, tout le monde s'y est retrouvé.
Par ailleurs, les veillées proposées dans le projet initial se sont plus ou moins réalisées. Certains ont proposé des animations, d'autres se retrouvaient pour discuter mais aucune activité ne commençait avant que le thé à la menthe traditionnel ne fut servi comme pour marquer la fin de journée, démarrer la soirée dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Enfin, lors de la visite de Nausicaa, plusieurs raisons extérieures ont divisé le groupe. Rappelons que cette visite se faisait le samedi matin en théorie et l'après-midi était consacrée à la voile. Le temps ne le permettant pas, la voile fut annulée la veille et rien ne pu être organisé.
De ce fait, nous sommes arrivés à Boulogne sur Mer le samedi à l'heure du déjeuner : une partie d'entre nous est allée visiter alors que l'autre est allée manger. Lorsque le repas (pour les uns) fut terminé, la visite (pour les autres) l'était aussi. Du fait, alors que certains s'ennuyaient de n'avoir rien à faire à part attendre, les autres découvrait le site, plus ou moins pressés. Le moment du départ fut alors laborieux, sans vraiment d'au revoir, mais une envie commune de rentrer au plus vite chacun chez soi.
Avec le recul et la frustration de cette dernière journée plus ou moins ratée, nous avons pris conscience que nos valeurs communes de tolérance, de respect de l'autre, de laïcité étaient en fait régulées par l'hébergement dans lequel nous nous retrouvions tous les soirs pour échanger, lors du repas et des veillées...
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# Posted on Saturday, 29 November 2008 at 11:15 AM

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II-La topographie des lieux

Nous étions hébergés dans la réserve naturelle privée du Marquenterre, appelée « Marquenterra », en Baie de Somme. Nos gîtes étaient donc situés dans un espace apaisant, centré sur la préservation de la faune et de la flore. Ce lieu nous a permis de nous familiariser avec un milieu rural, permettant l'acquisition de connaissances nouvelles quant à la biodiversité de nos régions, en particulier la Picardie.
Lors de la préparation des AME, nous avions tous décidé que l'hébergement serait « en dur ». Au vue de la météo que nous avons « subie », ce fut une très bonne décision !

Disposition géographique des lieux

Notre hébergement était constitué de trois gîtes : les Mouettes, le Héron, les Hirondelles, regroupé en un même lieu à la demande de la personne qui les a réservés :
deux communiquaient par l'intérieur grâce à une double porte
deux communiquaient par les jardins extérieurs
La répartition s'est effectuée de la sorte :
pour des raisons de commodités, un gîte a été occupé par les personnes pratiquant le Ramadan
les deux autres gîtes ont plus été occupés selon les affinités de chacun.
A noter que la répartition n'avait pas été préalablement établie.

Rôle du gîte central, le Héron


Seul Gîte qui communiquait avec les deux autres, par sa position centrale (cf plan). De ce fait, cela renforçait son importance :
lieu de préparation des repas du soir
tous les dîners s'y sont déroulés par la mobilisation de tous afin que 19 personnes puissent s'asseoir autour d'une même et unique table
carrefour de circulation à travers les trois gîtes, par la double porte (entre les gîtes les Mouettes et le Héron) et via les deux jardins en commun ( entre les gîtes les Mouettes et les Hirondelles).
Sa position centrale a fait qu'inconsciemment on s'y retrouvait tous, tout au long de la journée.

Rôle des deux autres gîtes

Les repas du midi avaient toujours lieu dans le gîte les Mouettes ; le troisième gîte les Hirondelles étant trop petit pour accueillir les 13 personnes qui déjeunaient, et par souci de discrétion envers les personnes du gîte le Héron qui pratiquait le Ramadan.
Remarquons que le gîte les Mouettes accueillait le soir les participants de jeux de société. De ce fait, nous pouvons observer que le gîte central était le seul utilisé pour tous les temps en commun.

Et si la disposition avait été différente ?

S'il n'y avait pas eu une telle proximité entre nos gîtes, il n'y aurait pas eu une telle promiscuité : moins de contact, moins d'échanges informels, moins de complicité, les repas n'auraient peut-être pas eu lieu en commun. Chaque gîte aurait eu son propre vécu et ses propres expériences.
Si on avait eu un seul et unique gîte, des problèmes d'intimité auraient pu naître, nous aurions vécu « les uns sur les autres ». Cela aurait été beaucoup plus difficile à gérer, donc une éventuelle source de conflit. L'ambiance conviviale du groupe aurait été mise en péril.
Les gîtes étaient donc contenants pour le groupe et lieu de rassemblement en dehors des activités. La structure a donc permis une meilleure cohésion du groupe et a été un véritable espace fédérateur.

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# Posted on Saturday, 29 November 2008 at 11:09 AM

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La mise en place du projet


1) Les AME : le cadre

Dès le début de la formation, il nous a été présenté les AME (Activités de médiation éducatives) qui ont commencé par une semaine d'activités diverses et variées à Marly-le-Roi, activité par libre choix allant du théâtre en passant par le chant, l'écriture ou le cirque...
Par la suite, en regroupement au PTF en décembre 2007, nous rencontrons Mr. GASTAMBIDE pour une intervention sur le « Faire Equipe ». Un projet d'AME nous est donc demandé. Il se déroulera durant la première semaine de septembre 2008 (période de Ramadan, pratiqué par plusieurs personnes de notre groupe.
Le cadre est posé par les formatrices du PTF, nous devons donc partir à 19 dans un lieu de notre choix et l'organisation reste à notre guise avec un budget de 40 ¤ par jour et par stagiaire soit 4560¤ pour 6 jours.
Des demi-journées sont organisées pour préparer ces AME.

Direction St guilhem-le-désert

La mise en place du projet, lors de la première séance de préparation, a été faite de la manière suivante :
Une table ronde a été organisée pour collecter des idées sur les lieux où nous pourrions aller, les activités que nous voudrions découvrir et immédiatement le projet de réaliser un chantier émerge de la part de l'ensemble du groupe afin de donner un sens à ce dégagement.
Par vote à main levée, un projet se concrétise : départ pour Saint Guilhem Le Désert près de Montpellier avec comme chantier soit la rénovation d'un sentier de randonnée, soit la rénovation de murs de pierres.
Une chose est sûre, l'hébergement sera en dur, certains membres du groupe refusant de camper, mais la décision est prise, nous dormirons dans des gîtes ruraux. A ce moment, il nous reste encore à concrétiser l'hébergement en prenant des contacts sur place.
Le gros problème est la distance à parcourir et le coût engendré par notre déplacement à 19.
Lors de la seconde séance de préparation des AME, l'absence de la personne qui avait pris les renseignements pour l'hébergement, le problème de trouver des véhicules administratifs et le coût de transport pour les 19 personnes, nous abandonnons le projet de Saint Guilhem Le Désert.

3) Changement de programme


Nous décidons de reprendre nos recherches par petits groupes. Certaines personnes décident que nous devrions rester dans notre région pour éviter de dépenser notre budget dans le transport.
Notre groupe, à partir de ces maigres prises de décisions, a rencontré de gros problèmes de communication (qui se faisait par mails) et d'organisation. A la date buttoir ; nous n'avons rien à proposer à nos formatrices.
Mais des décisions doivent être prises et c'est donc une minorité de personnes (peut-être plus investies que les autres) qui prennent les choses en main pour que le projet avance et se concrétise enfin.

4) Et finalement...

Ce sera donc dans la baie de Somme, en gîtes, avec comme objectif de découvrir le littoral de notre région avec un projet « rivage propre » le matin et des activités collectives l'après-midi (paint-ball, pirogues des mers, voile, visite du centre Nausicaa et sortie au restaurant)
A compter de ce moment, les quelques personnes qui connaissaient les lieux se mobilisent pour prendre les contacts et finaliser le projet.
Même lors du second regroupement en site central à Marly-Le-Roi, les AME restent un sujet à aborder pour préciser les dernières modalités d'organisation telles que trouver encore deux véhicules administratifs et aborder les repas en cette période « spéciale » de ramadan , la concrétisation ou non du projet rivage propre.
Un accord de principe a été pris pour manger de la viande Hallal, sans réelle discussion (alors qu'il aurait peut-être fallu...), même si, au final, cela n'a dérangé personne.
Une des difficultés que nous avons rencontrée dans la mise en place du projet est que la totalité, ou presque, des règlements s'effectuent par bons administratifs, sans que nous puissions avoir de l'argent liquide. Il a donc fallu estimer toutes nos dépenses afin de ne pas dépasser le budget prévu.
A une quinzaine de jours du départ, le problème des véhicules administratifs n'est toujours pas résolu, alors que pour une fois les informations circulent bien.
Nous avons donc dû, faute de véhicule administratif, louer un véhicule en urgence. Une personne s'est rendue sur la région lilloise afin de faire le nécessaire.
Le 1er Septembre , rendez-vous à l'ENPJJ, le flou dans l'organisation du projet a généré chez chacun de nous beaucoup d'incertitudes et d'appréhension. En partance pour la baie de somme à Saint Quentin en Tourmont, nous étions tous tendus.
Ce que nous pouvons retenir de la mise en place de ce projet est qu'il nous aurait fallu beaucoup plus de temps. Un dégagement de quelques jours aurait pu nous aider à cerner plus rapidement les difficultés auxquelles nous avons dû faire face et, par la même occasion , faire en sorte que chacun se sente concerné par ce projet et se l'approprie.
Nous avons répondu à une commande. Pour que l'organisation et la mise en place soit plus constructive, peut-être aurait-il fallu nommer un coordinateur de projet qui déléguerait les choses à faire. Ce « leader » aurait été légitimé par le reste du groupe.
Malgré les difficultés que nous avons rencontré, tout le groupe gardera en souvenir un séjour agréable.
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# Posted on Saturday, 29 November 2008 at 11:07 AM