Nous étions hébergés dans la réserve naturelle privée du Marquenterre, appelée « Marquenterra », en Baie de Somme. Nos gîtes étaient donc situés dans un espace apaisant, centré sur la préservation de la faune et de la flore. Ce lieu nous a permis de nous familiariser avec un milieu rural, permettant l'acquisition de connaissances nouvelles quant à la biodiversité de nos régions, en particulier la Picardie.
Lors de la préparation des AME, nous avions tous décidé que l'hébergement serait « en dur ». Au vue de la météo que nous avons « subie », ce fut une très bonne décision !
Disposition géographique des lieux
Notre hébergement était constitué de trois gîtes : les Mouettes, le Héron, les Hirondelles, regroupé en un même lieu à la demande de la personne qui les a réservés :
deux communiquaient par l'intérieur grâce à une double porte
deux communiquaient par les jardins extérieurs
La répartition s'est effectuée de la sorte :
pour des raisons de commodités, un gîte a été occupé par les personnes pratiquant le Ramadan
les deux autres gîtes ont plus été occupés selon les affinités de chacun.
A noter que la répartition n'avait pas été préalablement établie.
Rôle du gîte central, le Héron
Seul Gîte qui communiquait avec les deux autres, par sa position centrale (cf plan). De ce fait, cela renforçait son importance :
lieu de préparation des repas du soir
tous les dîners s'y sont déroulés par la mobilisation de tous afin que 19 personnes puissent s'asseoir autour d'une même et unique table
carrefour de circulation à travers les trois gîtes, par la double porte (entre les gîtes les Mouettes et le Héron) et via les deux jardins en commun ( entre les gîtes les Mouettes et les Hirondelles).
Sa position centrale a fait qu'inconsciemment on s'y retrouvait tous, tout au long de la journée.
Rôle des deux autres gîtes
Les repas du midi avaient toujours lieu dans le gîte les Mouettes ; le troisième gîte les Hirondelles étant trop petit pour accueillir les 13 personnes qui déjeunaient, et par souci de discrétion envers les personnes du gîte le Héron qui pratiquait le Ramadan.
Remarquons que le gîte les Mouettes accueillait le soir les participants de jeux de société. De ce fait, nous pouvons observer que le gîte central était le seul utilisé pour tous les temps en commun.
Et si la disposition avait été différente ?
S'il n'y avait pas eu une telle proximité entre nos gîtes, il n'y aurait pas eu une telle promiscuité : moins de contact, moins d'échanges informels, moins de complicité, les repas n'auraient peut-être pas eu lieu en commun. Chaque gîte aurait eu son propre vécu et ses propres expériences.
Si on avait eu un seul et unique gîte, des problèmes d'intimité auraient pu naître, nous aurions vécu « les uns sur les autres ». Cela aurait été beaucoup plus difficile à gérer, donc une éventuelle source de conflit. L'ambiance conviviale du groupe aurait été mise en péril.
Les gîtes étaient donc contenants pour le groupe et lieu de rassemblement en dehors des activités. La structure a donc permis une meilleure cohésion du groupe et a été un véritable espace fédérateur.



